Habits en 1900 : Découvrez la Mode et les Tenues de l’Époque !

En 1900, la taille corsetée demeure obligatoire dans la haute société, mais certaines couturières parisiennes commencent déjà à la remettre en question. Les jupes se parent de volants, tandis que la jupe-culotte fait une timide percée dans les cercles sportifs.

Dès 1910, la guerre accélère la simplification des tenues et la disparition progressive du corset traditionnel. Les tissus deviennent moins volumineux, les formes s’allègent, mais les codes d’élégance restent stricts. L’écart entre les prescriptions sociales et les premières innovations vestimentaires se creuse lentement.

La mode à l’aube du XXe siècle : entre élégance et bouleversements

Impossible d’évoquer la Belle Époque sans penser à cette foisonnante créativité qui a marqué l’histoire du vêtement. Paris, reine incontestée des capitales de la mode, voit ses salons et ateliers s’agiter sous l’influence de l’Art Nouveau. Dans les tissus comme dans la coupe, tout s’enrichit : motifs inspirés de la nature, arabesques, détails qui attirent l’œil et célèbrent la sophistication.

La mode féminine se distingue par une silhouette travaillée. Le corset, pièce maîtresse, façonne des tailles menues. Les jupes amples, les manches gigot et ces bustes si caractéristiques, dessinent des allures qui varient selon que l’on arpente les boulevards parisiens ou qu’on vit au rythme de la campagne. À Paris, la fameuse silhouette en S domine la scène : buste projeté, hanches accentuées, démarche presque chorégraphiée. En province, la mode reste fidèle à une certaine réserve, façonnée par la réalité du quotidien rural.

Côté masculin, les changements ne manquent pas. Redingotes et vestons rivalisent, les gilets s’ornent de motifs subtils. Les accessoires, eux, parlent pour leur propriétaire : chapeau melon ou canotier, chacun affirme son rang. Les tissus, souvent issus des manufactures lyonnaises ou parisiennes, affichent une qualité remarquable.

L’accès à la nouveauté fait aussi la différence entre villes et campagnes. Les magazines illustrés diffusent les tendances dans les grandes villes, tandis que la province s’accroche à des habitudes plus anciennes. Malgré cela, la mode avance, portée par l’énergie d’une époque prête à se réinventer, entre héritage du XIXe siècle et frémissements du changement qui précèdent la Grande Guerre.

Qu’est-ce qui distingue vraiment les tenues de 1900 à 1920 ?

Entre 1900 et 1920, la mode traverse des mutations profondes, où traditions et audaces s’affrontent. Au début du siècle, la robe S-Bend impose ce fameux profil cambré, fruit du corset qui dicte la silhouette en « S ». Ce corset n’est pas qu’un accessoire, il tient tout l’édifice vestimentaire féminin. La blouse Gibson, elle, inspirée par les dessins de Charles Dana Gibson, marque un pas vers plus de confort, sans pour autant briser les codes.

Les hommes voient aussi leur vestiaire évoluer. Le costume lounge suit gagne du terrain dans les villes, tandis que la frock coat se réserve aux grandes occasions. Le gilet, parfois travaillé, s’affiche sous la veste, signe de distinction discrète. La veste Norfolk, appréciée pour sa praticité, séduit autant à la campagne que lors des loisirs sportifs.

Les couvre-chefs sont des marqueurs d’époque, chacun trouve sa place :

    Voici les principaux accessoires portés par les hommes selon les circonstances :

  • chapeau melon en ville,
  • boater ou panama dès l’été.

Pour les femmes, la loi du 30 juillet 1900 maintient le port du pantalon sous contrôle strict : la jupe et la robe restent la règle dans l’espace public.

Les différences sociales se trahissent dans le choix des étoffes, la précision des coupes, l’abondance d’accessoires. Mais partout, une même volonté émerge : s’ouvrir à la modernité, bousculer peu à peu la tradition, dans un monde à la veille de bouleversements majeurs.

Silhouettes féminines iconiques : corsets, robes fluides et premiers tailleurs

En 1900, la mode féminine tourne autour d’un objectif : sculpter la silhouette. Le corset règne en maître, affinant la taille, dessinant la cambrure du dos et créant cet effet S-Bend si prisé. La robe S-Bend, omniprésente, souligne ce jeu de courbes, avec un buste en avant, des hanches vers l’arrière.

Mais les matières se diversifient. Le velours, la dentelle, le satin s’invitent dans les armoires bourgeoises. La laine et le coton, eux, gagnent du terrain pour les tenues plus simples. L’Art Nouveau inspire les motifs floraux qui s’affichent sur les tissus. Les maisons parisiennes, comme la Chemiserie du Louvre, diffusent ces tendances par le biais des grands magasins et de la mode illustrée.

Les accessoires ne sont pas en reste : capeline ou toque pour encadrer le visage, chignon bas ou boucles romantiques pour la coiffure. Les bottines à boutons rythment les pas, tandis que les bijoux de perles et la broderie témoignent d’un raffinement certain.

À cette époque, les citadines commencent à adopter les premiers tailleurs féminins, notamment pour voyager ou s’afficher dans l’espace public. Cette évolution discrète marque les prémices d’un basculement majeur : la conquête progressive d’une nouvelle place pour les femmes dans la société, que l’on vive à Paris, à Lyon ou dans le moindre village.

Jeune femme en robe lace dans un intérieur parisien ancien

S’inspirer de la mode 1900-1920 pour des looks d’aujourd’hui

L’influence de la mode 1900 se fait toujours sentir dans la création actuelle. Les lignes structurées, l’audace de la Belle Époque, la finesse de la dentelle ou le charme intemporel des tailleurs Chanel : tout cela alimente encore l’inspiration, des podiums aux rues.

Des marques contemporaines telles que H&M réinterprètent ces codes anciens : plissés revisités, cols hauts, douceur du velours ou sophistication de la broderie. Mais le style vintage n’est pas qu’une affaire de nostalgie. Des icônes comme Rihanna, Lady Gaga ou Cara Delevingne s’approprient ces références : robes fluides, blouses à manches gigot, bijoux fantaisie, tous hérités des années 1920, popularisés notamment par Chanel. L’idée même de féminité que Dior a mise à l’honneur après 1945 trouve là des racines profondes.

Chez les hommes, le retour du costume lounge suit, du gilet ou du panama dynamise le vestiaire urbain. Yves Saint Laurent a donné un nouveau souffle au style masculin, tandis que Pierre Cardin et André Courrèges, dans les années 60, se sont inspirés de l’histoire de la mode pour bousculer les lignes établies.

    Quelques idées concrètes pour intégrer ce patrimoine vestimentaire à votre style :

  • Associer une robe longue à des bottines à boutons pour retrouver l’élégance d’antan.
  • Expérimenter la superposition de matières nobles : laine, satin, coton.
  • Adopter le tailleur Chanel, popularisé par Jacky Kennedy, pour une allure intemporelle qui résonne avec la modernité.

La mode vintage ne se contente pas de regarder vers le passé : elle réinvente chaque jour la silhouette, le rapport à soi, et l’envie de bousculer la norme. Qui sait ce que les archives de 1900 inspireront demain ?

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